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Le marché locatif subit la récession

L'observatoire CLAMEUR du marché locatif 2014

Loyers stables ou en baisse, très forte diminution de la mobilité résidentielle, relâchement de l'effort d'amélioration des logements, le marché locatif 2014 est morose. Il reflète ainsi le contexte socio-économique, une situation qui semble malheureusement durable.

 

Le marché locatif au plus bas


Après une année 2013 en berne, la récession s'est bel et bien installée sur la France et impacte durement le marché locatif. CLAMEUR estime d'ailleurs qu'il a atteint son niveau le plus bas depuis 1998.

Cela se matérialise par exemple par un rythme de hausse des loyers en très faible progression, même s'il enregistre l'habituelle accélération de printemps. Ainsi, les loyers de marché ont augmenté en moyenne de 1,1 % depuis le début de l'année, alors que selon l'INSEE, la progression des prix à la consommation s'établit à 0,7 %.

30,8 % des villes de plus de 100 000 habitants enregistrent même une diminution des loyers, comme à Rennes ou à Strasbourg par exemple. Dans 23,1 % des villes, le rythme de progression est moins rapide que l'inflation. C'est le cas par exemple à Nantes et Grenoble.

La chute de la mobilité résidentielle


Autre point de préoccupation de CLAMEUR : la très forte chute de la mobilité résidentielle. Selon l'observatoire, elle est actuellement a son taux le plus bas jamais observé, soit 25,2 %. Elle baisse ainsi pour la troisième année consécutive. La situation deviendrait même préoccupante dans certaines grandes villes, comme Marseille (taux de mobilité à 16,5 %) et Paris (taux de mobilité 17,5 %).

Pour CLAMEUR, cette situation est représentative de la récession qui affecte le marché locatif, après que celui-ci ait subi la dépression de 2008-2009. Par contre, l'observatoire estime que le montant des loyers  n'est pas le principal responsable de cette situation, le recul de mobilité étant plus important dans des zones où les loyers sont moins élevés.

Les conséquences actuelle sont une contraction de l'offre nouvelle de plus de 150 000 unités. Selon CLAMEUR, se sont les effets de la reprise constatée en 2010 et 2011 qui sont ainsi effacés. Les propriétaires pour leur part ont tendance à relâcher leurs efforts quant à l'amélioration et l'entretien des logements mis à la location. Seule 22,4 % des logements mis à la relocation ont bénéficié de gros travaux depuis le début de l'année.

Pour en savoir plus :

CLAMEUR

Perrine Roux - Je gère mon immobilier
Publié le 05/06/2014 à 12:00

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