> La conjoncture du marché locatif selon CLAMEUR
Retour   Imprimer Envoyer Partager :

La conjoncture du marché locatif selon CLAMEUR

2,2 % de baisse de l'activité locative en 2012

photo

Loyers de marché moyens, taux de mobilité, effort d'amélioration des logements... CLAMEUR dresse son panorama annuel. Une analyse peu optimiste compte tenu notamment des circonstances économiques actuelles.

 

Un marché locatif qui rétrécit


L'observatoire CLAMEUR analyse chaque année le marché locatif privé. En 2012, CLAMEUR a élargi son champs d'action et « aujourd'hui, 1 bail sur 6 est observé par CLAMEUR » précise Michel Mouillart, Professeur d'économie à l'université Paris Ouest, qui réalise la note de conjoncture annuelle. Un élargissement dont se félicite l'actuel dirigeant de CLAMEUR, Jean Perrin (Président de l'UNPI) : « nous avons la fierté de couvrir l'ensemble de territoire, et une bonne partie de l'outre-mer ».

Après une période de hausse de l'activité, entre 2006 et 2009, le marché a stagné entre 2010 et 2011, avant de chuter en 2012. Michel Mouillart estime : « au total, le marché reste en retrait par rapport aux grandes années. L'année 2012 est en recul de 2,2 % ». La perte représenterait environ 40 000 logements locatifs privés. Le recul de la mobilité atteint plus particulièrement la Bourgogne, la Franche-Comté et le Limousin, avec un recul de 10 %. Il prévient : « nous assistons à une transformation du marché : un rétrécissement ».

Les loyers en France


Michel Mouillart rajoute : « il y a de très grandes disparités régionales. Les deux régions où le taux de mobilité est le plus faible sont l'IdF et la région PACA. Par exemple à Paris, le taux est aujourd'hui de 17,6 %, soit environ 5 % de différence avec début 2000 ».

Aujourd'hui, en France, le loyer moyen est de 12,6 €/m². Bien entendu, les différences sont grandes en fonction des villes, des régions, des biens, comme l'explique Michel Mouillart : « la variété des situation, des produits, des niveaux de loyers, font qu'on peut se retrouver dans des situations très loin des moyennes connues. Il faut avoir une réflexion quant à la norme des produits, notamment du point de vue de la baisse des travaux d'amélioration ».

Ainsi, l'augmentation des loyers a continué en 2012 de 1,2%, soit une augmentation ralentie, puisqu'entre 2006 et 2012 elle était de 1,5 % par an. Mais Jean Perrin rappelle que « dans beaucoup de régions de France, il y a une stagnation ou une baisse. Dans 65 % des régions, soit ça stagne, soit ça augmente moins que l'inflation ».

Attention : Jean Perrin souligne que « les chiffres d'aujourd'hui ne doivent pas être assimilés à l'encadrement des loyers. Ce sont les résultats de ces 12 derniers mois ».

L'effort d'amélioration


CLAMEUR se penche aussi sur l'effort d'amélioration et d'entretien des biens par les propriétaires, pour analyser l'état du marché. Selon l'observatoire, cet effort s'est maintenu pendant trois ans à un niveau élevé, avec encore 34,5 % en 2010. Michel Mouillart raconte : « L'effort d'amélioration par les propriétaires bailleurs s'était maintenu jusqu'à présent, malgré les perspectives de recettes locatives modérées. Mais en 2012, on assiste à un décrochement. C'est un choc qui s'inscrit dans un marché dont la santé n'est pas très bonne. C'est un marché de PME, qui produit donc un impact immédiat sur ces entreprises ».

Pour Jean Perrin, cette chute est due au fait que « les propriétaires n'ont plus les moyens de faire les travaux. Avec les revenus des locations, il faut payer les taxes, vivre et s'il reste assez, faire des travaux. On est en train de gripper la machine, de bloquer le marché. Au final, c'est encore plus difficile pour les locataires de se loger ».

Pour en savoir plus :

CLAMEUR

 

Perrine Roux - Je gère mon immobilier
Publié le 07/09/2012 à 00:00

Haut de page   Imprimer Envoyer Partager :

L'information immobilière
RSS