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Précarité énergétique : 3 millions de foyers touchés

Le Crédoc fait le point sur la précarité énergétique

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2 à 3 millions de foyers concernés par la précarité énergétique, les zones rurales plus touchées, des dépenses qui augmentent. Tel est le bilan dressé par le Crédoc dans son analyse publiée en mars 2013 sur la question de la précarité énergétique.

 

Un critère : le « coût résidentiel »


Aujourd'hui, le coût de l'énergie est un élément déterminant dans le budget des Français. Bien que tous ne soient pas logés à la même enseigne, le renchérissement du coût de l'énergie domestique est un fait, qui entraine pour un nombre toujours plus important de foyers, des difficultés à boucler les fins de mois et qui fragilise la classe moyenne.

C'est cette précarité énergétique qu'analyse le Crédoc dans son rapport de mars 2013. Le critère pris en compte est celui du « coût résidentiel », c'est-à-dire qui prend en compte à la fois le coût engendré par le logement en matière énergétique et celui de la mobilité.

En effet, en matière de précarité énergétique, tous les foyers ne sont pas égaux. Les plus touchés sont ceux dont la maison ne présente pas de qualités thermiques suffisantes et qui sont éloignés des commerces et de leur travail, d'où un coût en carburant.

Le Crédoc estime que la situation est d'autant plus critique que les dépenses obligatoires liées au logement et les prix de l'énergie domestique, ne cessent d'augmenter. Le prix du kWh augmente d'ailleurs de 5 % tous les ans depuis 2005.

Le précarité énergétique s'illustre notamment par des difficultés à payer leurs factures énergétiques, particulièrement de chauffage lorsqu'il utilise du fioul ou de l'électricité, ou encore à ne chauffer que certaines pièces, de fixer le confort thermique en dessous de 20°C.

Plus de difficultés à la campagne qu'à la ville


Le Crédoc se réfère à la dernière enquête de l'Insee sur les dépenses des ménages, qui date de 2006. Elle chiffre le budget énergie à 1 450 € par foyer et par an, soit 120 € par mois en moyenne. Or, selon le Crédoc, ce chiffre est bien différent selon que l'on se situe dans une grande ville ou dans une zone rurale.

En commune rurale, ce budget serait de 23 % plus cher, alors qu'il serait 27 % moins élevé à Paris. La cause réside dans la taille des maisons, qui sont individuelles et non collectives dans les campagnes, et leur qualité thermique. Ainsi, le budget énergie moyen d'un parisien est de 3,1 % de ses revenus, alors qu'il atteint les 7,3 % en zone rurale, et ne dépasse pas 5 % dans les grandes villes.

Les causes des factures élevées


Le Crédoc souhaite mettre fin à une idée reçue, à savoir que des factures d'énergie élevées sont dues à un trop grand nombre de personnes dans le logement. En réalité, la consommation s'expliquent par d'autres facteurs :

  • le mode de chauffage,
  • la surface du logement,
  • une habitation collective ou individuelle,
  • l'ancienneté du bâtiment.


37 % des Français déclarent d'ailleurs que leur logement présente au moins un gros défaut thermique, alors qu'ils ne sont que 19 % en Allemagne et en Belgique. L'état du parc de logement est donc un critère fondamental en matière de précarité énergétique, selon le Crédoc.

Pour en savoir plus :

Crédoc

Perrine Roux - Je gère mon immobilier
Publié le 12/03/2013 à 16:15

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